Qu'est-ce que le PPDA (intensité du pressing) au football
·6 min de lecture·mis à jour 28 septembre 2026
PPDA veut dire passes per defensive action, passes par action défensive. Le chiffre indique combien de passes l’adversaire réussit, en moyenne, avant que quelqu’un le stoppe par un tacle, une interception ou une faute. Chiffre bas, pressing agressif : l’équipe se jette sur le ballon dès qu’elle le perd. Chiffre haut, pressing passif : l’équipe se replie et attend. Un PPDA de 7 signifie que l’adversaire a enchaîné sept passes avant le premier contact. Un PPDA de 17, dix-sept.
Comment il se calcule
Sur le papier, la formule est simple. Tu prends les passes réussies de l’adversaire dans son propre camp et au milieu du terrain. Tu les divises par les actions défensives de l’équipe qui presse dans cette même zone : tacles, interceptions, duels, fautes. Le dernier tiers, près du but adverse, est en général écarté. Presque toutes les équipes y défendent, quel que soit leur style, et le compter gommerait les écarts que la mesure cherche à montrer.
Une équipe à 8 provoque une action défensive toutes les huit passes adverses environ. À 16, l’adversaire construit deux fois plus longtemps avant le contact. Aucun des deux chiffres ne dit qui récupère le plus de ballons au total. Ils disent seulement à quel moment la lutte commence dans la construction adverse.
Lire le chiffre : ce qui est haut, ce qui est bas
En gros, sous 8, c’est un pressing haut et intense. Il use une équipe en quatre-vingt-dix minutes et tient à la condition physique et à la coordination. Entre 10 et 13, c’est la zone médiane, celle de la plupart des équipes. Au-dessus de 15, l’équipe a choisi de défendre plus bas et de laisser le ballon à l’adversaire loin de son but.
Cette fourchette change le récit d’une saison dans la forme de l’équipe. Une série de matchs sans but encaissé avec un PPDA bas se lit comme un pressing qui fonctionne, pas comme de la chance. La même série avec un PPDA proche de 18 se lit comme un bloc bas bien organisé. Ce n’est pas la même histoire, pour la même colonne de résultats.
Ce qu’un PPDA bas ne veut pas dire
Il ne veut pas dire que le pressing marche. Le PPDA mesure quand l’équipe se déclenche, pas si elle récupère le ballon ni si elle offre une occasion en essayant. Une équipe peut presser haut, être contournée par une seule longue passe et concéder une frappe dégagée. La statistique a compté l’agressivité. Elle n’a pas compté le résultat.
Il ne veut pas dire que l’équipe a choisi de presser. Une équipe menée 0-2 à vingt minutes de la fin presse par nécessité, pas par plan. Le score pousse le PPDA vers le bas au moment précis où l’équipe est la moins capable de tenir. Lire le chiffre d’un match sans connaître le score à chaque instant, c’est lire la moitié du film.
Un chiffre haut n’est pas une faiblesse. Certaines des meilleures défenses d’Europe évoluent volontairement dans une fourchette moyenne à haute. Elles préfèrent absorber en bloc compact et partir vite plutôt que courir après le ballon haut sur le terrain. Un PPDA élevé peut être un plan travaillé, pas une équipe qui a renoncé à défendre vers l’avant.
Il varie selon le fournisseur de données. Les zones du calcul et les actions comptées comme défensives diffèrent un peu d’une source à l’autre. C’est le même piège que pour comparer le xG de deux fournisseurs : le chiffre n’a de sens qu’à l’intérieur d’un même jeu de données.
Un seul match dit peu de chose. Une valeur mélange l’état du score, le style de l’adversaire et quatre-vingt-dix minutes de bruit. Elle commence à parler à partir de cinq matchs, quand on voit un schéma et non le plan d’une soirée.
Le PPDA à côté du xG, du xA et du xT
Quatre mesures, quatre questions sur les mêmes quatre-vingt-dix minutes. Le xG demande à quel point une frappe était dangereuse. Le xA, à quel point la passe précédente était bonne. Le xT, de combien chaque action avec ballon rapproche du but. Le PPDA est à part : c’est la seule des quatre qui mesure une équipe sans le ballon. Les trois autres décrivent la qualité offensive. Le PPDA décrit la lutte pour le récupérer, la partie du jeu qui se passe avant que les autres chiffres comptent.
Une équipe peut figurer en haut du classement au xG et rester basse en PPDA. Il n’y a pas de contradiction. Sa qualité offensive vient d’une organisation stable et d’une construction patiente, pas de ballons volés haut.
Comment il entre dans une analyse de match
Sevilla — Getafe
LaLiga
Probabilité de victoire
1 · Sevilla
46%
N
29%
2 · Getafe
25%
Conclusion
Des buts des deux côtés
Les deux attaques sont en forme et leurs duels montent haut.
Confiance
À domicile, l’équipe marque au moins deux buts sur huit matchs de suite.
Risque : rotation avant le rendez-vous européen de milieu de semaine.
Exemple de carte d’analyse. Les chiffres sont illustratifs.
Dans une lecture Sharkline, les données de pressing comme le PPDA viennent d’une API de données sportives, avec les autres mesures de comment lire les statistiques d’un match. Les comptages bruts par zone ne sont pas affichés seuls. Ce qui sort, c’est une lecture : la probabilité de chaque issue, un pourcentage de confiance et une évaluation des données qui la portent.
La chaîne complète, de la donnée brute à la lecture finale, est décrite dans comment fonctionne Sharkline.
Questions fréquentes
Le PPDA, c’est quoi en termes simples ? Le nombre de passes qu’une équipe laisse réussir à l’adversaire, en moyenne, avant un tacle, une interception ou une faute. Un PPDA bas indique un pressing agressif après la perte du ballon. Un PPDA haut, une équipe qui défend plus bas et ne presse pas volontairement.
Un PPDA plus bas est-il toujours meilleur ? Non. Il mesure quand l’équipe se déclenche, pas si le pressing récupère le ballon ou concède une occasion. Une équipe peut presser haut et se faire ouvrir par une bonne passe.
Pourquoi le PPDA baisse-t-il parfois en fin de match perdu ? À cause du score, pas de la tactique. Une équipe qui court après le résultat presse par nécessité dans les dernières minutes. Ce n’est pas le même signal qu’un pressing haut voulu pendant quatre-vingt-dix minutes.
En quoi le PPDA diffère-t-il du xG ou du xT ? Le xG, le xA et le xT décrivent la qualité offensive : la frappe, la passe qui la précède ou la valeur de chaque action. Le PPDA est le seul à mesurer une équipe sans ballon : avec quelle force et quelle rapidité elle lutte pour le récupérer.
Sur combien de matchs faut-il lire le PPDA ? Un match mélange score et style de l’adversaire. Il faut cinq matchs ou plus pour qu’un vrai schéma de pressing se détache du plan d’une soirée.
Les matchs sont décortiqués. À toi de décider.